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BILLET D’HUMEUR N° 21 par Olivier Manceron le 20/05/17.

Le temps passe, comme nos vies. Le monde change autour de nous sans pourtant que rien ne change vraiment. Chaque année, l’automne effeuille la forêt et le printemps la rhabille à peu de frais. Chaque jour, l’aube mène au crépuscule et la nuit pousse le jour jusqu’à tomber. Alors la vie se fait légère et le vent souffle devant la porte. On baisserait bien les bras. La fatigue se fait souveraine et les projets s’éloignent sans rien faire.

Et puis, au coin d’un journal, d’une rue ou d’un écran, l’injustice vous attrape par le bras. La douleur de l’autre vous saisit par la main. La colère vous réveille. La force revient. On quitte le fauteuil. Le temps alors paraît trop court et la vie redevient un combat. Nombreuse sont les personnes qui portent chaque journée comme un pavé au creux du ventre, un pavé si lourd, avec rien que le sommeil, cette petite mort, pour un temps le soulager.

Pour elles, le temps passe en grinçant comme une lame sur une vitre. Pour elles, il n’est question ni de courage ni d’ennui. Leur vie c’est de la survie.

Alors, pas le temps d’attendre que le canapé marécage nous engloutisse. Il faut reprendre dans ses mains les morceaux cassés de sa volonté et relever le défi de la vie, de la vraie vie, celle du partage. Le temps alors prend de la valeur. Le temps prend son temps et chaque jour devient un souvenir. L’espoir n’est pas un sentiment qui tient au cœur bien longtemps si on le garde pour soi. Il s’évapore et un jour disparaît. L’espoir se nourrit de celui qu’on donne. Alors on le recueille. Et pour les jours de misère, il nous en reste un peu. Personnellement, j’ai déjà essayé le désespoir et ça ne m’a pas convenu du tout.

 

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