25 – 26 – 27 novembre 2015 LIBÉRER LA PAROLE

 

Plus de 150 personnes sont venues en trois jours participer à l’évènement « Libérer la parole ». Le premier soir, 25 novembre, les cinq écrivaines ont traduit en mots forts et vrais les violences de toutes sortes vécues par elles. Mais d’abord notre amie Michelle PERROT, historienne, a retracé avec une grande clarté l’histoire des violences à l’égard des femmes. Delphine RENARD avec « Tu choisiras la vie » (Grasset et Poche) a vécu l’horreur de l’attentat (qui ne lui était pas destiné) et la perte de la vue. Chantal LAVIGNE avec « Handicap et parentalité. Le principe du pangolin » (INS HEA) a parlé des discriminations subies par les personnes sourdes. Emmanuelle PITTAU avec « Rien de confidentiel, disent-ils » (Méandre Pétra) nous a emmenés dans l’univers impitoyable de la psychiatrie. Sophie BENARROSH avec « A la recherche de ma santé perdue » (éd. du Moment) a tracé la route violente de la maladie et de la médecine. Enfin Muriel SALMONA avec « Violences sexuelles, les 40 questions-réponses incontournables » (Dunod) a développé le concept de « mémoire traumatique ».

Pinar Selek
Pinar Selek

Le lendemain 26 novembre, Pinar Selek nous a communiqué sa rage de vivre, son désir de liberté, ses convictions inébranlables. Son sourire, son dynamisme, sa manière d’aborder l’Autre dans son entité nous a permis de comprendre que les différences sont indispensables pour construire notre Citoyenneté. L’exilée en France a terminé son exposé ainsi :  » Il y a des explosions partout, en Turquie et en France. A une époque, je disais : mon pays, ce n’est pas mon pays, c’est l’hiver… Maintenant, la France, c’est le monde. Mais on peut nourrir le soleil ensemble ».

Le dernier soir, 27 novembre, la projection de notre film « Violences du silence » a bien mis en exergue la nécessité, l’obligation de lutter contre ces violences. Ne jamais oublier que 4 femmes handicapées sur 5 subissent des violences de toutes sortes.

Notre numéro : « Ecoute Violences Femmes handicapées » reçoit de plus en plus d’appels. Notre standard est sur le point d’être submergé. En ce moment nous avons en moyenne une trentaine ou plus d’appels par semaine.

En ce mois de novembre qui restera si sombre dans nos mémoires, nous ne pouvons que crier toujours et dire le plus fort possible : Les violences sont interdites ! Nous sommes des femmes citoyennes avant d’être handicapées

Programme pour mémoire

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