Par Chantal Rialin
Depuis de nombreuses années, je suis convaincue d’une chose : sensibiliser, c’est déjà lutter contre les violences faites aux femmes en situation de handicap.
Ces violences demeurent encore trop souvent invisibles. Beaucoup de femmes n’osent pas parler, ne savent pas vers qui se tourner ou craignent de ne pas être crues. Trop souvent encore, leur parole est minimisée ou ignorée.
C’est pourquoi le travail de sensibilisation est essentiel.
À travers les actions menées par FDFA, nous allons à la rencontre du grand public, des professionnels de santé, des travailleurs sociaux, des associations et des institutions pour faire connaître les réalités vécues par les femmes en situation de handicap victimes de violences.
Sensibiliser, c’est permettre de mieux comprendre les mécanismes d’emprise, les situations de dépendance, l’isolement, les difficultés d’accès aux soins, à la justice ou encore les violences institutionnelles que certaines femmes subissent au quotidien.
J’accorde une attention particulière à la sensibilisation des professionnels de santé. Ils jouent un rôle essentiel dans le repérage des violences. Un regard attentif, une écoute adaptée ou une question posée avec bienveillance peuvent parfois permettre à une femme de trouver enfin un espace pour parler.
Au fil des années, j’ai pu constater combien ces temps d’échanges et de sensibilisation font évoluer les regards. Ils permettent de déconstruire les préjugés encore trop présents autour du handicap et des violences.
Sensibiliser, c’est aussi rappeler que les femmes en situation de handicap ont les mêmes droits, la même dignité et le même besoin de protection que toutes les autres femmes.
Chez FDFA, nous continuerons à porter cette parole avec détermination. Parce que rendre visibles ces violences, former les professionnels et informer la société sont des étapes indispensables pour mieux prévenir, repérer et combattre les violences faites aux femmes en situation de handicap.