Qui sommes‑nous ?
Notre histoire
FDFA a été créée en 2003 par Maudy Piot, psychanalyste et militante féministe en situation de cécité avec le soutien d’Anne Hidalgo, ancienne de Maire de Paris. Elle a porté un combat pionnier : rendre visibles les violences spécifiques subies par les femmes en situation de handicap, encore largement ignorées des politiques publiques.
Maudy Piot, militante visionnaire.
Maudy Piot a présidé FDFA jusqu’à son décès en 2017, laissant un héritage de résistance, de dignité et de liberté. Elle est à l’origine de la ligne Écoute Violences Femmes Handicapées (EVFH), devenue un dispositif national de référence.
Création de FDFA par Maudy Piot, psychanalyste et militante féministe en situation de cécité.
Lancement de la ligne Écoute Violences Femmes Handicapées (EVFH), première ligne en France dédiée aux femmes en situation de handicap victimes de violences.
Diffusion du court-métrage “Violences du silence”, avec les voix d’Anne Hidalgo, Michelle Perrot, Françoise Laborde et Roselyne Bachelot.
Décès de Maudy Piot, qui lègue à FDFA un engagement fort en faveur de la justice sociale et de la parole des femmes.
Chantal Rialin devient présidente de FDFA et poursuit l’élan d’ouverture et d’innovation.
Publication du rapport d’observation sur l’impact des violences envers les femmes en situation de handicap.
20 ans de FDFA, une année d’engagements renouvelés et de reconnaissance institutionnelle.
Lancement des Cafés Citoyennes par Chantal Rialin, espaces d’échanges inclusifs et participatifs.
Sous l’impulsion de Soraya Almansa, nouvelle directrice générale, FDFA renforce son rôle d’actrice de l’innovation sociale : conception et diffusion du Handi’Mètre, campagne nationale “J’entends”, publication du mini-guide “Que faire en cas de violences ?”, et création des outils de sensibilisation propres à FDFA, qui sont les symboles d’une nouvelle dynamique d’empowerment collectif.
La présidence aujourd’hui
Maudy Piot – Fondatrice et militante visionnaire de FDFA
Militante féministe, psychanalyste et figure visionnaire, Maudy Piot a consacré sa vie à la défense des droits et de la dignité des femmes en situation de handicap. Devenue aveugle à la suite d’une maladie visuelle, elle a porté un engagement profondément humain et politique.
En 2003, avec le soutien de Anne Hidalgo, ancienne Maire de Paris, elle fonde Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir (FDFA) afin de donner aux femmes en situation de handicap une voix, une visibilité et un pouvoir d’agir. Elle met en lumière les violences spécifiques qu’elles subissent et impulse, en 2015, la création de la ligne d’écoute nationale EVFH, dédiée aux femmes en situation de handicap victimes de violences, aujourd’hui au cœur de l’action de l’association.
Cette ligne constitue un dispositif unique en France, représentant chaque année plusieurs milliers d’appels et plus de 300 situations accompagnées.
Sous son impulsion, FDFA devient un espace d’émancipation, de réflexion et de plaidoyer, réunissant militantes, universitaires et grandes figures du féminisme telles que Simone Veil, Michelle Perrot , Françoise Laborde ou Lucie Aubrac.
Nommée Chevalier de la Légion d’honneur en 2012, Maudy Piot s’éteint en 2017, laissant un héritage structurant, résumé par son mot d’ordre : « Femmes handicapées, citoyennes avant tout. »
Chantal Rialin – Présidente de FDFA
Féministe engagée, Chantal Rialin consacre son action à la défense des droits des femmes en situation de handicap et à la promotion de l’égalité. Devenue aveugle à la suite d’une rétinite pigmentaire, elle rejoint Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir (FDFA) en 2016, avant d’en devenir présidente en 2021.
Assistante sociale de formation et diplômée en sciences de l’éducation, elle place l’écoute, la justice sociale et l’inclusion au cœur de son engagement. Sous son impulsion, FDFA consolide son rôle pionnier, notamment à travers la ligne d’écoute EVFH et la création des Cafés citoyennes, espaces d’expression et de sororité.
Elle conduit des actions de sensibilisation sur l’ensemble du territoire national relatives aux violences faites aux femmes en situation de handicap. Elle forme également des professionnels (sages-femmes, kinésithérapeutes, etc.), ainsi que des acteurs institutionnels, des entreprises et le grand public.
Distinguée de la Légion d’honneur en 2024, elle reçoit en 2025 la médaille de la Région Île-de-France des mains de Valérie Pécresse. Elle siège par ailleurs dans plusieurs instances nationales œuvrant pour l’égalité, la diversité et les droits des femmes en situation de handicap.
Chantal Rialin incarne une approche structurée et engagée du handi-féminisme. Elle est régulièrement sollicitée pour son expertise sur les enjeux spécifiques rencontrés par les femmes en situation de handicap.
Féministe et militante, Chantal Rialin consacre son engagement à la défense des droits des femmes en situation de handicap et à la promotion de l’égalité. Devenue aveugle à la suite d’une rétinite pigmentaire, elle rejoint Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir (FDFA) en 2016, avant d’en devenir présidente en 2021.
Assistante sociale de formation et diplômée en sciences de l’éducation, elle place l’écoute, la justice sociale et l’inclusion au cœur de son action. Sous son impulsion, FDFA renforce son rôle pionnier à travers la ligne d’écoute EVFH et la création des Cafés citoyennes, espaces d’expression et de sororité.
Distinguée de la Légion d’Honneur en 2024, elle reçoit également en 2025 la médaille de la Région Île-de-France des mains de Valérie Pécresse. Chantal Rialin incarne une vision humaniste et engagée du handi-féminisme.
Elle siège dans plusieurs instances nationales œuvrant pour l’égalité, la diversité et les droits des femmes en situation de handicap.
Oasis – Mascotte de FDFA
Oasis est un Labrador guide d’aveugle qui accompagne chaque jour Chantal Rialin, présidente de FDFA. Fidèle compagne et véritable alliée d’autonomie, elle est devenue la mascotte de l’association.
Toujours présente lors des grands rendez-vous de FDFA, Oasis incarne la confiance, la solidarité et l’accessibilité.
Marie-Soraya Almansa – Directrice Générale de FDFA
À la tête de Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir (FDFA) depuis janvier 2025, Marie-Soraya Almansa , connue professionnellement comme Soraya Almansa , porte une vision axée sur l’innovation sociale et la visibilité des femmes en situation de handicap.
Titulaire de plusieurs masters (administration publique, études hispaniques), elle a également poursuivi pendant trois ans un doctorat en études hispaniques à Sorbonne Nouvelle. Elle est diplômée du Master 2 « Direction, pilotage et coordination dans l’intervention sociale et médico-sociale » de l’INSEI, établissement national de référence dans le champ du handicap et de l’inclusion.
Son engagement s’enracine dans l’accompagnement bénévole de femmes sourdes victimes de violences, une expérience structurante de son approche de la dignité et de l’accessibilité.
Sous sa direction, FDFA renforce son positionnement pionnier. Co-autrice avec Chantal Rialin du slogan « Femmes handicapées, mais pas invisibles ! », Soraya Almansa initie la campagne « J’entends » ainsi que le guide « Que faire en cas de violences ? ». Elle initie également le Handi’Mètre, adaptation du Violentomètre aux femmes en situation de handicap.
Elle impulse par ailleurs le développement d’outils pédagogiques structurants, conçus majoritairement avec Léonie Humbert, étudiante à Sciences-Po Paris et stagiaire au sein de FDFA.
Ces initiatives contribuent à faire de FDFA une actrice de référence dans le plaidoyer contre les violences faites aux femmes en situation de handicap. Soraya Almansa est à l’origine de partenariats structurants, notamment avec la Fondation DAPAT et la Kering Foundation.
Soraya Almansa assure le pilotage stratégique, opérationnel et financier de l’association, ainsi que l’encadrement, la coordination et la supervision des équipes.
Elle a également porté la voix de FDFA dans une tribune intitulée « On l’appellera Esther », publiée par Yanous et cosignée avec Chantal Rialin, qui appelle à une meilleure reconnaissance des violences faites aux femmes en situation de handicap et à leur pleine prise en compte dans les politiques publiques.
5 questions à Soraya Almansa, Directrice Générale de FDFA
1. Pourquoi vous être engagée sur la question des violences faites aux femmes en situation de handicap ?
Cet engagement me vient de l’accompagnement de personnes sourdes, et plus particulièrement de femmes sourdes victimes de violences conjugales, que j’ai accompagnées à titre personnel. J’ai été confrontée à un véritable parcours du combattant : absence d’interprètes en LSF, difficultés d’accès à l’information, et pour beaucoup, des obstacles liés à la maîtrise de l’écrit. Ces situations rendent l’accès aux droits particulièrement complexe et contribuent à invisibiliser les violences.
2. Que révèlent les témoignages que vous recevez à FDFA ?
Ils révèlent d’abord une difficulté majeure à être crues. Il existe encore une idée profondément ancrée selon laquelle « on ne frappe pas une femme en situation de handicap ». Cette représentation contribue à invisibiliser les violences et à retarder leur reconnaissance. Les femmes que nous accompagnons évoquent aussi des parcours marqués par l’isolement et des violences qui s’inscrivent dans la durée.
3. Pourquoi ces femmes restent-elles encore trop souvent exclues des dispositifs ?
Parce que les dispositifs ne sont pas pensés pour toutes les situations de handicap. L’accessibilité reste partielle : absence d’interprètes, lieux inadaptés, manque de formation. Cela crée une exclusion de fait. L’enjeu aujourd’hui est d’intégrer pleinement ces réalités dans les dispositifs existants.
4. Quel rôle jouent les outils développés par FDFA ?
J’ai imaginé et structuré ces outils à partir des réalités observées sur le terrain, puis j’en ai confié la conception à Asanya Rey et Léonie Humbert, stagiaires et étudiantes à Sciences Po Paris, et Albertine Roux, stagiaire en master 2 de droit.
Le Handi’Mètre, la Roue des violences et la frise chronologique et nos autres outils sont ainsi nés d’un travail collectif. Ils ont été pensés par des femmes, pour des femmes en situation de handicap, et avec elles. Leur objectif est de rendre les violences visibles, compréhensibles et utilisables comme leviers d’action, tant pour les femmes concernées que pour les professionnelles.
5. Qu’est-ce qui doit évoluer en priorité aujourd’hui ?
Le regard collectif. Il faut reconnaître que les violences faites aux femmes en situation de handicap ne sont pas marginales, mais structurelles. Cela implique d’adapter les politiques publiques, de rendre l’accessibilité effective et de donner toute leur place aux femmes concernées dans les décisions qui les touchent.
Nos valeurs
FDFA porte un projet profondément humaniste et féministe, à la croisée du handicap, du genre et de la justice sociale. Depuis plus de vingt ans, nous défendons une société inclusive, solidaire et égalitaire, où chaque femme peut vivre libre, respectée et actrice de sa vie.
L’écoute et le care
Au cœur de notre action, l’écoute est un acte politique et réparateur.
Elle reconnaît la valeur de chaque parole et crée un espace de sécurité, de respect et de reconstruction.
Notre approche du care place la relation humaine, la bienveillance et la confiance au centre du changement social.
L’empowerment
Nous croyons en la capacité des femmes en situation de handicap à être actrices de leur parcours et de la société.
FDFA agit pour renforcer leur pouvoir d’agir — individuellement et collectivement — à travers la parole, la création, la formation et la participation citoyenne.
La justice sociale et l’inclusion
Notre action s’inscrit dans une lutte globale pour la reconnaissance des droits, l’égalité réelle et la fin des discriminations multiples.
Nous travaillons pour que le handicap soit intégré à toutes les politiques d’égalité femmes-hommes, dans une approche intersectionnelle.
L’innovation sociale
FDFA développe des outils et programmes inédits — le Handimètre, la campagne J’entends, la Fleur de l’Écoute, le mini-guide “Que faire en cas de violences ?” — afin de transformer la parole en leviers concrets d’action et de sensibilisation.
L’innovation est pour nous une façon d’agir autrement, au plus près des réalités vécues.
La solidarité et la sororité
FDFA, c’est avant tout une communauté vivante de femmes, de bénévoles, de partenaires et d’allié·es.
Nous faisons vivre une sororité inclusive, ouverte à toutes celles et ceux qui partagent notre engagement pour une société plus juste, plus humaine et plus consciente de ses vulnérabilités.
Nos missions
Depuis sa création, FDFA poursuit des missions claires, ambitieuses et profondément humaines : promouvoir l’égalité, lutter contre les violences, encourager l’inclusion et créer des espaces de solidarité.
Promouvoir l’égalité des droits et des chances pour toutes
Chaque femme, quel que soit son handicap, doit pouvoir accéder à une citoyenneté pleine et entière — sociale, professionnelle, culturelle et politique.
FDFA milite pour une société fondée sur la justice sociale, l’égalité réelle et la participation de toutes.
Lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes en situation de handicap
FDFA agit pour rompre le silence sur des violences multiples : physiques, psychologiques, économiques, institutionnelles, sexuelles, administratives…
À travers la ligne d’écoute EVFH, le plaidoyer et la sensibilisation, l’association place la parole des survivantes au cœur du changement.
Favoriser l’inclusion et l’accès aux droits
FDFA œuvre pour que les femmes en situation de handicap aient accès à des dispositifs réellement accessibles et adaptés, dans les domaines du logement, de la santé, de l’emploi et de la justice.
Notre approche est fondée sur la co-construction avec les femmes concernées et leurs partenaires.
Créer des espaces de solidarité et d’empowerment
À travers les ateliers Care & Empowerment, les cafés citoyennes et les groupes de parole, FDFA favorise la reconstruction, la confiance en soi et l’autonomie. Ces espaces sont des lieux d’expression libre, d’entraide et de créativité, où la sororité devient une force.
Gouvernance et fonctionnement de FDFA
FDFA est une association d’intérêt général qui fonctionne de manière démocratique, participative et inclusive, fidèle à ses valeurs d’égalité, de transparence et de respect mutuel :

Un Conseil d’administration engagé, élu en Assemblée générale, met en œuvre les orientations stratégiques, les décisions collectives et veille au respect des valeurs fondatrices de l’association.

Chaque membre a une voix : l’Assemblée générale est un moment fort de participation, de débat et d’orientation des projets.

Une action en réseau : FDFA collabore avec de nombreux collectifs féministes et associations du champ du handicap, en France et en Europe, pour renforcer son rôle de porte-voix des femmes en situation de handicap et d’actrice de l’innovation sociale.