« Votre association, c’est Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir, c’est le contraire de Femmes pour subir […] FDFA : je me sens une de ces femmes !» (Benoîte Groult, marraine du colloque « Le fœtus, une personne ? » 16 mai 2009.
Benoîte nous a quitté.e.s, elle s’est échappée dans la nuit, sans bruit, dans les senteurs de l’été méditerranéen.
Je t’ai rencontrée sur les chemins aventuriers de la littérature écrite avec force et gravité.
Tu étais belle, Benoîte, pétillante, joyeuse, et toujours effrontée. Tes prises de position étaient sans réplique. Tu nous as donné le courage de nous battre, de ne jamais céder à la domination masculine.
Tu as donné de ton temps, de ton énergie, de ton savoir à notre association « Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir ».
Tu trouvais le mot juste, le mot choc, le mot de la liberté.
Benoîte mon cœur et celui de toutes les femmes féministes est baigné de larmes, d’ombres, de tristesse. Mais jamais nous n’oublierons « Ainsi soit-elle ». Ainsi sommes-nous Femmes résistantes, sans compromissions. Plus jamais nous subirons, nous supporterons le poids de l’injustice, de la violence, de la maltraitance.
Jamais je n’oublierai tes combats, tes partages, ta citoyenneté. Tu es des nôtres et tu le resteras.
Tu es ma compagne, mon amie pour toujours. Tes paroles de combattante pour la liberté, l’égalité, resteront gravées dans toute les mémoires.
Maudy Piot, présidente de FDFA
