Les rubans roses fleurissent chaque octobre. Mais une question demeure : les messages de prévention et les lieux de dépistage sont-ils réellement accessibles à toutes les femmes ?
L’Institut national du cancer souligne que moins d’une femme sur trois bénéficiaire de l’allocation aux adultes handicapés participe au dépistage du cancer du sein. Ce constat appelle une mobilisation qui dépasse la seule sensibilisation.
Informer ne suffit pas si une femme ne peut pas accéder au cabinet, être installée pour l’examen ou comprendre les explications. L’accessibilité doit se préparer dès la prise de rendez-vous : connaître les besoins de la patiente, prévoir le temps nécessaire et organiser les adaptations avec elle.
Pour FDFA, Octobre rose doit porter une exigence d’égalité. Les femmes en situation de handicap doivent pouvoir bénéficier de la prévention, poser leurs questions et participer aux décisions concernant leur santé.
Une mobilisation réussie se mesure aussi à la place qu’elle fait aux femmes encore trop souvent oubliées.